mercredi 9 novembre 2016

Basilique de Sainte-Anne d'Auray Morbihan

Basilique Sainte-Anne

Il y a encore quelques jours, si l'on m'avait demandé le nom d'une ville française, où une basilique fût construite après des apparitions, et qui depuis est un lieu de pèlerinage.
J'aurais répondu sans hésitation Lourdes.

Je ne savais pas encore que je vivais à moins d'une heure d'une autre de ces villes.

Pour la première fois de ma vie, je me trouve en ce jour de la Toussaint éloignée du lieu où repose mes défunts, recherchant un endroit où je puisse me recueillir.
J'ai découvert que je n'étais pas si loin de Sainte-Anne d'Auray.

Nous avons donc décidé en famille de visiter ce lieu en ce jour symbolique; nous n'avons pas regretté ce choix.
C'est un endroit propice au recueillement, que l'on soit croyant ou pas.

Connaissez vous l'histoire de Sainte-Anne d'Auray? 

Fontaine "la miraculeuse" lieu de la 1ère apparition


Au 17ème siècle Sainte-Anne mère de la vierge Marie, apparût plusieurs fois à Yvon Nicolazic paysan breton habitant Ker Anna.

Tombeau d'Yves Nicolazic

Le , veille de la Sainte-Anne, la Dame apparaît à nouveau le soir sur le chemin, lui dit des paroles pour le rassurer et le conduit chez lui, un flambeau à la main. Nicolazic cependant ne peut rester avec les siens. S'interrogeant sur ces événements, il s'en va prier dans sa grange. C'est alors qu'il entend sur le chemin « le bruit d'une grande multitude en marche ». Mais il n'y a personne sur le chemin.
Puis dans la clarté, la Dame mystérieuse apparaît et voici qu'elle lui parle : « Yves Nicolazic, ne craignez pas. Je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que dans la pièce de terre appelée le Bocenno, il y a eu autrefois, avant même qu'il y eût aucun village, une chapelle dédiée en mon nom. C'était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu'elle est ruinée. Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt et que vous en preniez soin parce que Dieu veut que j'y sois honorée ».
Nicolazic, disent les historiens, s'endormit tranquille : le mystère s'éclairait et les choses prenaient leur juste place, au ciel comme sur la terre. Pourtant, il allait falloir encore un an avant la première messe de sainte Anne au Bocenno. Les prêtres à l'époque n'étaient pas plus prompts qu'aujourd'hui à croire aux apparitions. Et n'était-ce pas le plan de Dieu d'augmenter le dossier de faits concrets pour donner à la chapelle de sainte Anne le caractère le plus authentique en même temps que merveilleux ?
Le recteur réprimandait donc sévèrement le bon Yves Nicolazic. Mais deux chrétiens laïcs l'encouragèrent, MM. de Kermedio et de Kerloguen : ce dernier, propriétaire foncier du champ du Bocenno promet de le donner pour la chapelle, et il lui conseille de prendre des témoins des faits merveilleux.
Quand dans la nuit du 7 au , sainte Anne apparaît une nouvelle fois, elle recommande à Yves de prendre son beau-frère Leroux ses voisins avec lui : « Menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l'image (la statue) qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis ». Un cierge mystérieux (ou selon une autre version un flambeau) les conduisit jusqu'à son champ du Bocenno avant de s'enfoncer sous terre. Quelques moments plus tard, les paysans déterraient au pied du flambeau une vieille statue de bois d'olivier rongée, avec cependant encore des traces de blanc et d'azur. Cette statue était celle de la déesse romaine Bona Dea allaitant deux enfants mais elle fut discrètement resculptée et repeinte par les moines capucins d'Auray pour en faire l'image de sainte Anne trinitaire tenant sur ses genoux la Vierge et l'Enfant Jésus3.
Malgré les réserves du curé, il finit par faire amende honorable après une enquête biaisée censée démontrer l'authenticité de la statue. Le culte de sainte Anne se développa sur le site de la découverte de la statue, une chapelle y fut construite et la première messe officielle fut célébrée, par décision de l'évêque de Vannes Sébastien de Rosmadec, le .

La basilique de Sainte-Anne d'Auray fût édifiée au lieu et place de la chapelle construite par Yves Nicolazic.
Devenu lieu de pèlerinage, tous les 25 et 26 juillet plus de 35 000 fidèles viennent de toute l'Europe pour participer au grand pardon.


Intérieur de la basilique 




Autel de Sainte Anne



Statue de Jean-Paul II

Mémorial à la mémoire des soldats bretons morts durant la 1ère guerre mondiale



Statue de Sainte-Anne lisant la bible à Marie






Espace Jean-Paul II







 Il règne dans les espaces verts un calme serein invitant au recueillement.


1 commentaire:

  1. merci pour ce billet, je vis pas si loin et je ne connaissais pas.

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